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PsychologiquesLecture : 5 min

La citoyenneté et l'esprit d'équipe : faire sa part

Tenir son rôle dans une équipe, rester loyal, contribuer au bien du groupe plutôt qu'à son seul intérêt : voilà la citoyenneté, aussi appelée travail d'équipe. Dans la classification des forces de caractère, c'est une force civique de la vertu de justice. Il ne s'agit pas d'un statut, mais d'une manière d'être avec les autres.

L'essentiel en 30 secondes

  • Qu'est-ce que la citoyenneté ? Le sens du devoir envers le groupe : coopérer, rester loyal, faire sa part pour le bien commun.
  • Est-ce une affaire politique ? Non : ici, c'est une disposition personnelle, valable dans une équipe, une famille, une communauté.
  • À quoi sert-elle ? Elle soutient une vie de groupe saine, la coopération et le sentiment d'appartenance.
  • Peut-on la cultiver ? Oui : en tenant ses engagements, en contribuant aux projets communs et en valorisant le collectif.

Qu'est-ce que la citoyenneté ?

Dans la classification de Peterson et Seligman, la citoyenneté (ou travail d'équipe, loyauté) appartient à la vertu de la justice, avec l'équité et le leadership : les forces civiques qui soutiennent une vie de groupe saine1. Attention : ce n'est pas un statut politique, mais une disposition personnelle : avoir le sens du devoir, agir pour le groupe plutôt que pour son seul intérêt, rester loyal et « faire sa part »2.

Elle a deux visages : une orientation (la responsabilité envers autrui, le souci du bien commun) et des actes (la coopération, le travail d'équipe, la participation aux projets collectifs)2.

Idée reçue

« La citoyenneté, c'est voter : une affaire politique, pas une force personnelle. »

Ce que dit la science

La citoyenneté est une manière d'être avec les autres : coopérer, tenir sa part, être loyal. Elle se vit dans une équipe, une famille, une association, bien au-delà du bulletin de vote2.

Une force de justice… tournée vers le lien

Sur le papier, la citoyenneté relève de la justice. Mais dans les faits, quand on la mesure, elle se rapproche souvent des forces du soin et de la relation (comme la gentillesse et l'amour) plutôt que d'une justice abstraite3. C'est logique : coopérer et faire sa part, c'est d'abord une affaire de liens. C'est pourquoi, sur ce site, cette force est rattachée au Bon. Plus largement, les analyses confirment que la plupart des forces se rattachent bien à leur vertu4.

La citoyenneté, le Bon et la D.O.S.E.®

Sur ce site, la citoyenneté est rattachée au Bon, le lien aux autres : coopérer et contribuer au groupe nourrit le sentiment d'appartenance, un besoin humain fondamental (voir le besoin d'appartenance). Elle fait aussi écho au O du repère D.O.S.E.® : l'ocytocine, molécule du lien et de la confiance, favorise la coopération et l'attachement au groupe. Faire sa part, c'est renforcer le « nous ».

Premiers pas : faire sa part

  1. Dans un groupe qui compte pour vous, repérez une tâche utile que personne n'assume, et prenez-la.
  2. Tenez un engagement, même petit : la fiabilité est le cœur de l'esprit d'équipe.
  3. Valorisez la contribution des autres à voix haute : reconnaître le collectif le renforce.

À retenir

  • La citoyenneté, c'est coopérer loyalement et faire sa part pour le bien commun.
  • C'est une force civique de la vertu justice, mais tournée vers le lien et le soin.
  • Ce n'est pas un statut politique : c'est une manière d'être avec les autres, dans tout groupe.
  • Elle nourrit le Bon et fait écho au O (ocytocine, la coopération et l'appartenance) du repère D.O.S.E.®.

Une précision utile

La citoyenneté n'est pas tout à fait la même partout : des travaux interculturels montrent que son contenu varie selon les cultures et les langues, ce qui invite à ne pas la voir comme une notion universelle et figée2. Plus largement, la liste des forces reflète aussi des choix moraux et culturels, et non une vérité absolue5. Bon à savoir : la loyauté au groupe ne doit pas faire taire son esprit critique ; faire sa part, ce n'est pas suivre aveuglément.

Fondements scientifiques

Cette fiche s'appuie sur la classification de Peterson et Seligman et sur les travaux de du Plessis, McGrath et Walker, Ruch et Kinghorn et leurs collègues. Voir les références détaillées →

Et maintenant ?

Plusieurs chemins prolongent cette page, selon ce que vous cherchez :

Cette fiche a une vocation d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Faire sa part n'est pas se sacrifier : un groupe sain respecte aussi les limites de chacun. Voir aussi nos ressources d'aide.

Référence de la ressource

Auteur : Elisabeth Bélot-Grimaud, Ph.D
Première publication : juillet 2026
Dernière mise à jour : 17 juillet 2026

Citation recommandée (APA 7e édition)

Bélot-Grimaud, E. (2026). La citoyenneté et l'esprit d'équipe : faire sa part. Santé Mentale Positive. https://santementalepositive.fr/force-citoyennete.html

Document de référence de cette ressource. Pour toute publication, communication ou utilisation académique, veuillez citer cette version.