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CognitivesLecture : 4 min

L'impartialité et l'équité : traiter chacun avec justice

Juger sans favoritisme, donner à chacun sa chance, ne pas laisser ses sympathies décider à notre place : voilà l'équité, ou impartialité. Dans la classification des forces de caractère, c'est une force civique de la vertu de justice, l'une des plus valorisées moralement.

L'essentiel en 30 secondes

  • Qu'est-ce que l'équité ? Traiter chacun selon des principes de justice, sans laisser ses préférences personnelles fausser ses décisions.
  • Est-ce traiter tout le monde pareil ? Pas exactement : c'est surtout juger sans biais et donner à chacun sa chance, pas une uniformité aveugle.
  • Est-ce vraiment une force ? Oui : elle fait partie des forces les plus reconnues comme moralement bonnes.
  • À quoi sert-elle ? À une vie commune saine et à la confiance ; elle est aussi liée à la résilience.

Qu'est-ce que l'équité ?

Dans la classification VIA de Peterson et Seligman, l'impartialité (souvent traduite par équité) appartient à la vertu de la justice, avec le travail d'équipe et le leadership. Ce sont des forces civiques : elles soutiennent une vie commune saine1. L'équité en est la composante la plus directement liée au jugement juste entre les personnes : traiter chacun selon les mêmes principes, donner à chacun sa chance, et ne pas laisser ses affinités ou ses antipathies fausser ses décisions.

Idée reçue

« Être équitable, c'est traiter tout le monde exactement de la même façon. »

Ce que dit la science

L'équité, c'est surtout juger sans biais et donner à chacun sa chance, pas appliquer une règle uniforme quelles que soient les situations. Le cœur de cette force est de ne pas laisser ses préférences personnelles décider à sa place1.

Ce que montre la recherche

L'équité est l'une des forces les plus clairement perçues comme moralement bonnes. Dans une étude, elle figure dans les cinq forces jugées les plus positives sur le plan moral, même lorsqu'on ne précise aucune conséquence concrète de l'action2. Ce n'est pas un détail : cette valeur morale intrinsèque fait partie de ce qui distingue une force de caractère d'un simple trait de personnalité.

Elle a aussi un rôle adaptatif. Chez des cadets, l'équité figure parmi les forces les mieux classées, et elle est liée à la résilience, ce qui suggère qu'elle aide à tenir dans les situations exigeantes3. Sur le plan de la mesure, la dimension « justice » à laquelle elle appartient se retrouve dans les grandes analyses statistiques du modèle4.

L'équité, le Bien et la D.O.S.E.®

Sur ce site, l'équité est rattachée au Bien, vivre selon ses valeurs : c'est une force civique et morale, tournée vers le bien commun et les valeurs, qui donne de la cohérence à nos actes. Elle fait aussi écho au S du repère D.O.S.E.® : juger avec justice suppose de prendre du recul et de ne pas se laisser emporter par l'émotion du moment. Or la sérotonine, molécule de la stabilité et de la régulation émotionnelle, soutient précisément ce calme qui permet un jugement posé.

Premiers pas : cultiver son impartialité

  1. Avant une décision qui concerne les autres, marquez une pause et demandez-vous ce qui, en vous, penche déjà d'un côté.
  2. Cherchez un fait ou un point de vue qui contredit votre première impression.
  3. Assurez-vous que chacun a pu être entendu avant de trancher.

À retenir

  • L'équité (ou impartialité), c'est traiter chacun avec justice, sans favoritisme.
  • C'est une force civique de la vertu de justice, orientée vers le bien commun.
  • Elle est l'une des forces les plus valorisées moralement, et elle est liée à la résilience.
  • Elle nourrit le Bien et fait écho au S (sérotonine, la stabilité qui permet un jugement posé) du repère D.O.S.E.®.

Une précision utile

La place de l'équité dans la vertu de justice est solide, mais la façon de regrouper les 24 forces reste discutée : selon les études, on retrouve trois, quatre, cinq ou six grands ensembles5. Par ailleurs, on connaît encore mal les programmes capables de développer spécifiquement cette force : la recherche d'intervention est très limitée, au point qu'une synthèse récente a dû regrouper l'équité avec la gentillesse pour pouvoir l'étudier6. Cela n'enlève rien à sa valeur : elle reste un pilier de la confiance et du vivre-ensemble.

Fondements scientifiques

Cette fiche s'appuie sur la classification de Peterson et Seligman et sur les travaux de Stahlmann et Ruch, Ng, Feraco, Georgoulas-Sherry et Cebolla et leurs collègues. Voir les références détaillées →

Et maintenant ?

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Cette fiche a une vocation d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Voir aussi nos ressources d'aide.

Référence de la ressource

Auteur : Elisabeth Bélot-Grimaud, Ph.D
Première publication : juillet 2026
Dernière mise à jour : 17 juillet 2026

Citation recommandée (APA 7e édition)

Bélot-Grimaud, E. (2026). L'impartialité et l'équité : traiter chacun avec justice. Santé Mentale Positive. https://santementalepositive.fr/force-equite.html

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