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PsychologiquesLecture : 4 min

La curiosité : le goût de découvrir

Envie de comprendre comment ça marche, de goûter un plat inconnu, d'ouvrir un livre « pour voir » ? C'est la curiosité à l'œuvre. Dans la classification des forces de caractère, c'est une force de sagesse : l'intérêt vif pour l'expérience et le plaisir d'explorer. Sa proche parente, plus tournée vers l'approfondissement, est l'amour de l'apprentissage.

L'essentiel en 30 secondes

  • Qu'est-ce que la curiosité ? Le fait de s'intéresser à l'expérience pour elle-même, de trouver les choses fascinantes, puis d'explorer et de découvrir.
  • À quelle vertu appartient-elle ? À la sagesse et la connaissance, avec la créativité, l'amour d'apprendre, le jugement et la hauteur de vue.
  • À quoi sert-elle ? Surtout à apprendre, comprendre et rester engagé ; son lien avec le bien-être est réel mais moins régulier que pour d'autres forces.
  • Peut-on la cultiver ? Oui : en s'autorisant à questionner, à essayer du nouveau et à s'attarder sur ce qui intrigue.

Qu'est-ce que la curiosité ?

Dans la classification VIA de Peterson et Seligman, la curiosité est l'une des 24 forces de caractère. Elle appartient à la vertu de la sagesse et de la connaissance, aux côtés de la créativité, du jugement, de l'amour d'apprendre et de la hauteur de vue1. On la définit comme le fait de s'intéresser à l'expérience en cours pour elle-même, de trouver les sujets fascinants, puis d'explorer et de découvrir.

Ce n'est pas un simple goût passager : c'est une disposition assez stable, proche de l'intérêt, de la recherche de nouveauté et de l'ouverture à l'expérience. Une manière active de reconnaître, de poursuivre et de savourer ce qui stimule2.

Idée reçue

« La curiosité est un vilain défaut. »

Ce que dit la science

Au contraire : la curiosité est une force de caractère moralement valorisée, un moteur d'apprentissage et d'engagement. Le dicton vise l'indiscrétion, pas l'envie saine de comprendre le monde1.

À quoi sert la curiosité ?

Sa fonction première est d'ordre cognitif : acquérir et utiliser des connaissances. Une étude qui a suivi des personnes jour après jour a montré que, lorsqu'on mobilise sa curiosité, c'est surtout la « fonction de sagesse » qui s'active : apprendre, comprendre, donner du sens2. C'est pourquoi la curiosité va souvent de pair avec le plaisir d'apprendre et un moindre ennui.

Son lien direct avec le bien-être est réel, mais moins régulier que pour d'autres forces : chez les adolescents, par exemple, ce sont plutôt la tempérance, la vitalité et la transcendance qui prédisent le mieux le bien-être, la curiosité agissant davantage comme un moteur d'exploration3. Autrement dit, la curiosité nourrit surtout l'engagement et la découverte, plus qu'un contentement immédiat.

La curiosité, le Beau et la D.O.S.E.®

Sur ce site, la curiosité est rattachée au Beau, le plaisir de vivre : explorer, s'émerveiller et goûter la nouveauté sont des sources de plaisir au quotidien. Elle fait aussi écho au D du repère D.O.S.E.® : la dopamine, molécule de la récompense, est justement stimulée par la nouveauté et l'anticipation de la découverte. Chercher, apprendre, s'étonner : la curiosité met en mouvement ce petit moteur de l'envie d'agir.

Premiers pas : réveiller sa curiosité

  1. Choisissez une chose banale de votre journée (un aliment, un objet, un mot) et posez-vous une vraie question à son sujet.
  2. Cherchez la réponse, ne serait-ce que deux minutes, et laissez-vous surprendre.
  3. Une fois par semaine, essayez quelque chose de nouveau : un chemin, une recette, un sujet inconnu.

À retenir

  • La curiosité, c'est s'intéresser à l'expérience pour elle-même et explorer.
  • C'est une force de la vertu de sagesse et connaissance, proche de l'intérêt et de la recherche de nouveauté.
  • Elle sert surtout à apprendre et rester engagé ; son lien avec le bien-être est réel mais moins régulier.
  • Elle nourrit le Beau et fait écho au D (dopamine) du repère D.O.S.E.®.

Une précision utile

La curiosité est parfois mesurée de façons différentes selon les études, notamment à travers l'« ouverture » du modèle des cinq grands traits de personnalité, ce qui rend les comparaisons délicates4. Plus largement, la meilleure façon de regrouper les 24 forces reste débattue : une analyse portant sur plus d'un million de réponses montre que leur organisation est très souple5. La place de la curiosité comme force de sagesse, elle, fait consensus.

Fondements scientifiques

Cette fiche s'appuie sur la classification de Peterson et Seligman et sur les travaux de Gander, Toner, Villacís, Diez et leurs collègues. Voir les références détaillées →

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Cette fiche a une vocation d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Voir aussi nos ressources d'aide.

Référence de la ressource

Auteur : Elisabeth Bélot-Grimaud, Ph.D
Première publication : juillet 2026
Dernière mise à jour : 17 juillet 2026

Citation recommandée (APA 7e édition)

Bélot-Grimaud, E. (2026). La curiosité : le goût de découvrir. Santé Mentale Positive. https://santementalepositive.fr/force-curiosite.html

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