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PsychologiquesLecture : 4 min

La gentillesse : aider et prendre soin

Rendre service, avoir un mot attentionné, prendre soin de quelqu'un sans rien attendre en retour : voilà la gentillesse. Dans la classification des forces de caractère, c'est une force de la vertu d'humanité. Loin d'être une faiblesse, c'est l'une des forces les plus valorisées et les plus utiles aux liens.

L'essentiel en 30 secondes

  • Qu'est-ce que la gentillesse ? Faire du bien, aider et prendre soin des autres : générosité, compassion, attention concrète.
  • Est-ce une faiblesse ? Non : c'est une force morale reconnue ; on peut être bienveillant et savoir poser ses limites.
  • À quoi sert-elle ? Elle nourrit les bonnes relations et faire du bien fait aussi du bien à celui qui le fait.
  • Peut-on la cultiver ? Oui : c'est l'une des forces dont l'entraînement (petits actes de gentillesse) est le mieux démontré.

Qu'est-ce que la gentillesse ?

Dans la classification VIA de Peterson et Seligman, la gentillesse appartient à la vertu de l'humanité, avec l'amour et l'intelligence sociale. Sa définition est concrète : faire des faveurs et de bonnes actions, aider et prendre soin d'autrui1. Elle recouvre la générosité, la compassion et l'attention : bien plus que la simple politesse.

Sa valeur morale est particulièrement nette. La gentillesse figure parmi les cinq forces que les gens jugent les plus positives sur le plan moral, même sans qu'aucun bénéfice concret ne soit précisé2. Et elle est l'une des plus répandues au monde : dans une étude sur 75 pays, elle fait partie des forces que les gens s'attribuent le plus souvent3.

Idée reçue

« Être gentil, c'est être faible et se laisser marcher dessus. »

Ce que dit la science

La gentillesse est bien une force, C'est l'une des plus valorisées moralement et des plus utiles aux relations2. Être bienveillant n'empêche pas de s'affirmer ni de poser ses limites. 

Ce que montre la recherche

La gentillesse est l'une des forces les plus liées aux bonnes relations : dans une grande étude, elle compte, avec l'amour et l'esprit d'équipe, parmi les meilleurs prédicteurs des relations positives4.
Chez des lycéens, elle est même associée, dans le temps, à plus de satisfaction de vie, d'engagement et de réussite scolaire5.

Bonne nouvelle : c'est aussi l'une des forces qui se cultivent le mieux. Les programmes qui proposent d'accomplir de petits actes de gentillesse comptent parmi ceux dont les preuves d'efficacité sont les plus solides, pour augmenter à la fois la force et le bien-être6.
Autrement dit, faire du bien fait aussi du bien à celui qui le fait.

En bref : ce que la recherche dit de la gentillesse
Sur quoi ?Ce que montre la scienceNiveau de preuve
Qualité des relationsParmi les meilleurs prédicteurs de liens positifs.
La cultiver (actes de gentillesse)Effets bien démontrés sur la force et le bien-être.
Son effet isolé au travailVariable selon le contexte et le modèle statistique.

résultats à confirmer  ·   confirmé, effets modestes  ·   solidement établi

La gentillesse, le Bon et la D.O.S.E.®

Sur ce site, la gentillesse est rattachée au Bon, le lien aux autres : aider et prendre soin est au cœur du rapport aux autres.
Elle fait aussi écho au O du repère D.O.S.E.® : l'ocytocine, molécule du soin et du lien, accompagne les gestes de générosité et de tendresse.
Prendre soin des autres, c'est activer ce ressort de la relation et, souvent, s'en trouver bien soi-même.
La gentillesse vaut aussi envers soi : voir l'auto-compassion.

Premiers pas : semer un peu de gentillesse

  1. Accomplissez chaque jour un petit geste gratuit pour quelqu'un, même minuscule.
  2. Variez les gestes : la diversité compte davantage que la quantité.
  3. N'oubliez pas de vous inclure : se traiter avec la même douceur qu'un ami compte aussi.

À retenir

  • La gentillesse, c'est aider et prendre soin des autres : générosité, compassion, attention.
  • Ce n'est pas une faiblesse : c'est l'une des forces les plus valorisées moralement.
  • Elle nourrit les bonnes relations, et faire du bien fait aussi du bien à celui qui le fait.
  • Elle nourrit le Bon et fait écho au O (ocytocine, le soin et le lien) du repère D.O.S.E.®.

Fondements scientifiques

Cette fiche s'appuie sur la classification de Peterson et Seligman et sur les travaux de Stahlmann et Ruch, Wagner, McGrath, Datu et Bernardo, Cebolla et Casali et Feraco et leurs collègues. Voir les références détaillées →

Et maintenant ?

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Cette fiche a une vocation d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. La gentillesse n'est pas l'oubli de soi : trop se donner peut épuiser. Poser des limites reste sain. Voir aussi nos ressources d'aide.

Référence de la ressource

Auteur : Elisabeth Bélot-Grimaud, Ph.D
Première publication : juillet 2026
Dernière mise à jour : 17 juillet 2026

Citation recommandée (APA 7e édition)

Bélot-Grimaud, E. (2026). La gentillesse : aider et prendre soin. Santé Mentale Positive. https://santementalepositive.fr/force-gentillesse.html

Document de référence de cette ressource. Pour toute publication, communication ou utilisation académique, veuillez citer cette version.